La musique de chambre en chambre à l’hôpital


L’association Divertimento propose une animation pour que “la musique vienne au chevet du malade”. Deux jeunes musiciennes offrent des moments musicaux directement dans les chambres.

Jeudi après-midi, dans un couloir du pavillon Reilly, au centre hospitalier. Une dame venue voir sa fille, tient à bout de mains son téléphone portable pour faire entendre à son interlocuteur, apparemment un peu sceptique, un concert joué dans une chambre du service neurologie. Sa conversation terminée, elle vient demander à une aide-soignante si sa fille, hospitalisée, aura le droit, elle aussi, à un concert dans sa chambre.

Depuis quelques jours, Marion Colombi, harpiste et Anne-Sophie Hartzer, flûtiste, étudiantes au conservatoire de Paris où elles vont bientôt terminer leur cycle d’études, passent d’une chambre à l’autre, dans plusieurs services. Avec un plaisir évident et communicatif et beaucoup d’aisance, elles offrent aux patients quelques moments agréables.

Le répertoire s’adapte

L’expérience a été mise en place par Divertimento, l’association culturelle de l’établissement. Certes, des concerts, il y en a régulièrement dans différents services de l’hôpital. Le plus souvent dans des salles où ne peuvent pas forcément se rendre tous les patients hospitalisés. Alors, sur le modèle de ce qui se fait au niveau des lectures par des comédiens, a été mise en place « la musique de chambre en chambre » pour que « la musique vienne au chevet du malade ». Bien sûr, “il faut s’adapter quand on vient de passer deux heures en gériatrie et qu’ensuite on se retrouve retrouve en pédiatrie”, explique Marion. Pour la pédiatrie, les musiciennes avaient préparé un conte musical pour les enfants. Elles se sont retrouvées face à des ados de 16 ans : elles leur ont joué Amélie Poulain... Alors que dans d’autres chambres, c’était plutôt Mon Amant de St Jean, Fauré, Bach, Piazzola ou la musique irlandaise.

Les réactions des patients :

«Encore!» ou «ça fait du bien!». Quelques fois même : « On vous doit quelque chose ? »

Si cette première expérience n’a duré que deux semaines, les deux musiciennes ont bien envie de revenir.




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